vendredi 1 mars 2024

Jénine en Cisjordanie occupée : Une opération militaire dévastatrice met la ville à genoux et fait des dizaines de morts et blessés !

Titre : Jénine sous l’occupation israélienne : une opération militaire d’une ampleur inédite

Le 4 juillet 2023, à Jénine, en Cisjordanie occupée, les conséquences d’une incursion militaire israélienne la veille se font déjà sentir. Les villages qui bordent la route 60, à des dizaines de kilomètres de la grande ville de Jénine, sont déserts. Seul un paysan, occupé à tirer un tuyau d’arrosage à travers son champ, semble être resté. En effet, l’armée israélienne a fermé les points de contrôle reliant la région agricole à Israël, rendant l’accès à Jénine possible uniquement depuis la Cisjordanie. Le résultat est une ville fantôme, où chacun reste chez soi, volets clos.

Au cours de cette opération d’une ampleur inédite depuis 2002, Jénine est devenue une ville morte. Les boulevards vides résonnent du vrombissement des drones israéliens. Aux carrefours, des jeunes hommes, munis de bidons d’essence, alimentent des feux de pneus en signe de protestation. Quelques rares voitures s’échappent de la ville et des tirs claquent dans les rues du marché. Le parfum âcre des gaz lacrymogènes se répand dans les allées menant au camp de réfugiés, dont l’accès est interdit par les snipers israéliens.

L’objectif de l’armée est clair : « briser la mentalité de refuge terroriste » du camp, décrit comme un « nid de frelons » par un porte-parole. Ce camp compte environ 14 000 habitants entassés sur un demi-kilomètre carré et fait l’objet de raids hebdomadaires depuis le printemps 2021. Selon le directeur à Jénine du Croissant-Rouge palestinien, Mahmoud Al-Saadi, l’opération a déjà fait dix morts et plus de 100 blessés, majoritairement par balles.

Sur la rue Haïfa, une longue artère poussiéreuse qui borde le camp au nord, les habitants affirment que des tireurs israéliens se cachent sur les toits des immeubles les plus élevés. Au bout de la rue, plusieurs blindés stationnent là où la ville se fond dans les campagnes. La même situation se répète sur la colline qui domine le camp au sud, ainsi que sur la rue Nazareth, qui longe une zone industrielle à demi construite, une promesse de prospérité jamais tenue pour la ville.

La tension monte alors que huit drones blancs tournent au-dessus de l’hôpital Ibn Sina. Les combats se déroulent à moins d’un kilomètre du camp, avec des tirs sporadiques et de fortes explosions. Tout au long de la journée, l’armée a largué plus de dix bombes à l’aide de drones. Les habitants, comme Fadi Jarad, ambulancier depuis 1996, sont témoins de la violence de cette opération sans précédent depuis la destruction d’une partie du camp de Jénine par les Israéliens en 2002, lors de la seconde Intifada (2000-2005).

Pour lancer cette opération, l’armée israélienne a frappé un centre de commandement du Bataillon de Jénine à l’aide d’un drone. Des bulldozers blindés ont ensuite rendu les principales voies d’accès au camp impraticables. Les soldats sont progressivement entrés en action, en utilisant des véhicules blindés et en enfonçant les portes des maisons.

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