lundi 15 avril 2024
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Arrêté en Serbie, le chef du commando meurtrier du Kosovo crée la polémique et ravive les tensions à la frontière

Arrestation de Milan Radoicic, chef présumé du commando meurtrier au Kosovo

Milan Radoicic, homme d’affaires et ancien responsable politique de la communauté serbe du Kosovo, a été arrêté mardi 3 octobre en Serbie. Il est soupçonné d’être le chef du commando qui a tué un policier kosovar fin septembre. Le ministère de l’intérieur serbe a annoncé que Radoicic a été placé en détention provisoire et remis au parquet de Belgrade.

Les faits se sont déroulés le 24 septembre dans le nord du Kosovo, une zone à majorité serbe. Des affrontements ont éclaté entre les forces spéciales de la police kosovare et un commando paramilitaire armé, dont Milan Radoicic est le chef présumé. Un policier kosovar a perdu la vie et un autre a été blessé lors de ces affrontements.

Suite à cela, la police kosovare a lancé une opération d’envergure contre ce groupe, qui s’était retranché dans un monastère de l’Église orthodoxe serbe. Trois membres du groupe ont été tués et trois autres arrêtés, tandis que Milan Radoicic a réussi à prendre la fuite.

Cet incident a ravivé les tensions à la frontière entre la Serbie et le Kosovo, le gouvernement kosovar accusant la Serbie de vouloir « annexer » les territoires du Nord. La Serbie a nié ces accusations et a déclaré avoir ramené le niveau de ses troupes le long de la frontière à la normale.

Milan Radoicic est également vice-président de la Liste serbe (« Srpska lista »), la principale formation politique des Serbes du Kosovo. Il a démissionné de ce poste la semaine passée.

Le suspect avait déjà été interrogé une première fois par la police serbe avant son arrestation. Il avait alors déclaré, par l’intermédiaire de son avocat à Belgrade, avoir mis en place et équipé le groupe armé, à l’insu des autorités de la capitale serbe. Son objectif était, selon lui, de créer les conditions pour réaliser le rêve de liberté de son peuple dans le nord du Kosovo.

Il convient de rappeler que la Serbie ne reconnaît pas l’indépendance du Kosovo, proclamée en 2008 par cette ancienne province méridionale majoritairement albanaise. Environ un tiers des 120 000 Serbes du Kosovo vivent dans le Nord, une région frontalière de la Serbie où Pristina souhaite asseoir sa souveraineté. Ces Serbes, soutenus par Belgrade, refusent toute allégeance au gouvernement du Kosovo.

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