mardi 5 mars 2024

Terrible drame minier au Kazakhstan : 42 morts dans l’incendie de la mine ArcelorMittal à Karaganda

Le drame survenu dans la mine d’ArcelorMittal à Karaganda, au Kazakhstan, le samedi 28 octobre 2023, a causé la mort de quarante-deux personnes. Cet accident est considéré comme le plus mortel de l’histoire minière du pays depuis son indépendance de l’Union soviétique. Selon le dernier bilan des secouristes publié le dimanche 29 octobre, les corps de quarante-deux mineurs ont été retrouvés et quatre mineurs étaient encore portés disparus. Malheureusement, les chances de les retrouver vivants étaient quasi nulles.

Immédiatement après l’accident, le président Kassym-Jomart Tokaïev a ordonné de « mettre fin à la coopération » avec le groupe ArcelorMittal et a qualifié cette entreprise de « pire entreprise de l’histoire du Kazakhstan du point de vue de la coopération avec le gouvernement ». Cette déclaration a conduit le gouvernement kazakh et ArcelorMittal à annoncer un accord préliminaire pour « transférer la propriété de l’entreprise en faveur de la République du Kazakhstan ». Cependant, la filiale kazakhe d’ArcelorMittal a précisé que cet accord avait été signé la semaine précédente.

Les recherches des survivants étaient très compliquées en raison de nombreux obstacles tels que l’absence d’électricité, la présence de tunnels noyés et la destruction des structures. Les sauveteurs avaient averti que les chances de trouver des survivants étaient très faibles suite à l’absence de ventilation dans la mine, à la faible autonomie des respirateurs d’urgence pour mineurs et à la puissance de l’explosion, qui s’est propagée sur 2 kilomètres.

Suite à cet accident tragique, le gouvernement kazakh a décidé de nationaliser la filiale locale d’ArcelorMittal afin d’assurer un meilleur contrôle et une meilleure sécurité au sein de l’entreprise. Les drapeaux kazakhs étaient en berne dans tout le pays en signe de deuil national, et de nombreuses personnes défilaient devant le monument dédié aux mineurs décédés. Cette catastrophe rappelle une nouvelle fois les dangers de l’industrie minière, où chaque mineur risque sa vie à chaque descente.

Depuis la chute de l’Union soviétique en 1991, environ deux cents mineurs ont perdu la vie au Kazakhstan, la plupart d’entre eux dans des sites appartenant à ArcelorMittal. Les normes de sécurité insuffisantes et le manque d’investissements sont régulièrement pointés du doigt par les autorités et les syndicats. Malgré les efforts déployés par ArcelorMittal pour renforcer la sécurité ces dernières années, ces tragédies continuent de se produire.

Mots-clés : mine, ArcelorMittal, Kazakhstan, Karaganda, accident minier, Kassym-Jomart Tokaïev, nationalisation, sécurité minière.

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