vendredi 1 mars 2024

Immobilisation de navires de sauvetage de migrants : La nouvelle loi italienne contre le droit international !

L’article intitulé « L’Open Arms », navire de l’ONG éponyme, dans le port de Messine, le 27 août 2022, aborde la situation actuelle concernant l’immobilisation de deux navires de sauvetage de migrants en Italie. Les autorités italiennes ont récemment ordonné la saisie de ces navires en raison de la violation d’une législation controversée. Cela porte donc à trois le nombre total de navires immobilisés en l’espace de quarante-huit heures, selon les ONG concernées.

L’organisation espagnole Open Arms déclare avoir reçu une amende de 10 000 euros et voir son navire confisqué après avoir ignoré les instructions des autorités italiennes lui demandant de ne pas effectuer deux opérations de secours en Méditerranée. De même, l’ONG allemande Sea-Eye fait l’objet d’une amende de 3 000 euros et son navire Sea-Eye 4 a été immobilisé après avoir effectué trois opérations de secours, permettant de sauver 114 personnes. Les deux navires ont enfreint une loi récemment adoptée qui exige que les navires des ONG retournent dans un port choisi par les autorités italiennes entre chaque sauvetage.

Cette législation, adoptée cette année par le gouvernement de Giorgia Meloni (chef de file de l’extrême droite), vise à réduire le nombre d’arrivées de migrants en Italie. Cependant, il est important de noter que les migrants secourus à bord des navires des ONG ne représentent qu’une fraction du nombre total d’arrivées de migrants. Selon les chiffres du ministère de l’Intérieur italien, plus de 105 000 migrants sont arrivés en Italie depuis le début de l’année, soit plus du double par rapport à la même période en 2021. De plus, plus de 2 000 migrants ont perdu la vie en tentant de traverser la Méditerranée depuis janvier, selon l’ONU.

L’ONG Open Arms a précisé que son navire se dirigeait vers le port de Carrare, choisi par les autorités italiennes, lorsqu’il a reçu un appel de détresse d’Alarm Phone, un numéro utilisé par les migrants en difficulté en mer. L’équipage du navire a donc respecté le droit maritime international en procédant au sauvetage des deux bateaux en péril signalés. Malgré l’absence de réponse immédiate des autorités italiennes à cet appel de détresse, l’équipage d’Open Arms affirme avoir agi en conformité avec les obligations maritimes internationales.

Cependant, les autorités italiennes ont ensuite ordonné au navire d’abandonner les recherches et de poursuivre sa route vers le port choisi, sans fixer de délai précis. Dans cette situation, le navire d’Open Arms a finalement recueilli 132 personnes lors d’une opération de sauvetage de deux heures, sans qu’aucun navire de secours des autorités ne se présente. Par conséquent, l’ONG souligne une fois de plus le fait que ces personnes ont été laissées à la dérive.

De son côté, l’ONG Sea-Eye annonce que le Sea-Eye 4 a été saisi dans le port de Salerne pour avoir effectué plus d’une opération de sauvetage. Dans un communiqué, un responsable de l’organisation, Gorden Isler, affirme que si ces sauvetages n’avaient pas eu lieu, il y aurait eu des morts. Il souligne également que la législation italienne est en contradiction avec le droit international, qui oblige les capitaines à secourir les personnes en détresse en mer.

En conclusion, la décision des autorités italiennes d’immobiliser ces navires de sauvetage de migrants suscite de vives réactions de la part des ONG concernées. La législation italienne, adoptée cette année, vise à limiter les arrivées de migrants en Italie, mais suscite des interrogations quant à sa compatibilité avec le droit international. Les chiffres alarmants du nombre d’arrivées de migrants en Italie et des décès en Méditerranée mettent en lumière l’urgence de trouver des solutions viables à cette crise humanitaire.

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