jeudi 13 juin 2024
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Trois policiers en garde à vue pour la mort d’un homme : le dénouement de l’affaire choc !

Trois policiers, en garde à vue depuis mardi à Marseille, dans le cadre d’une enquête sur la mort d’un homme de 27 ans en marge des émeutes au début de juillet, ont été déférés devant le juge d’instruction, a rapporté jeudi 10 août le parquet à l’Agence France-Presse (AFP).

Une enquête a été ouverte suite à la mort tragique de Mohamed Bendriss, un homme de 27 ans, survenue dans la nuit du 1er au 2 juillet à Marseille. Alors que la ville était en proie à des dégradations et pillages, Mohamed Bendriss a perdu la vie après un malaise alors qu’il circulait à scooter. L’autopsie a révélé une trace sur sa poitrine, pouvant être l’impact d’un tir de LBD (lanceur de balle de défense), également connu sous le nom de Flash-Ball.

Suite à ces éléments, le parquet de Marseille a ouvert une information judiciaire pour « coups mortels avec arme ». L’enquête a été confiée à la police judiciaire et à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), la police des polices. Le parquet estime que la mort de Mohamed Bendriss a été « causée par un choc violent au niveau du thorax causé par le tir d’un projectile de type Flash-Ball ».

Au total, cinq policiers avaient été placés en garde à vue mardi matin, mais le parquet a décidé de lever celle de deux d’entre eux dans la même soirée. Les trois autres policiers ont été déférés devant le juge d’instruction, qui pourra décider de leur mise en examen, de leur placement sous le statut de témoin assisté ou de leur remise en liberté sans poursuites.

Il est important de souligner que Mohamed Bendriss était marié, père d’un enfant, et que sa veuve attend un deuxième enfant. Sa mort est le seul cas mortel recensé à ce jour en marge des violences urbaines qui ont éclaté dans plusieurs villes de France à la suite de la mort du jeune Nahel M., tué par un policier lors d’un contrôle routier à Nanterre à la fin du mois de juin.

L’affaire Mohamed Bendriss met en lumière les tensions entre la police et la population, particulièrement dans les quartiers sensibles. Les violences urbaines qui ont éclaté suite à la mort de Nahel M. témoignent d’un climat de méfiance et de colère vis-à-vis des forces de l’ordre.

Il est essentiel que l’enquête soit menée de manière rigoureuse et transparente afin de faire toute la lumière sur les circonstances de la mort de Mohamed Bendriss. Les policiers impliqués doivent être jugés équitablement, dans le respect de la présomption d’innocence, mais aussi au regard de leur responsabilité en tant que représentants de l’ordre public.

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