vendredi 1 mars 2024

EXCLUSIF : La journaliste Ariane Lavrilleux victime d’une véritable chasse aux sorcières et d’un complot d’État, des révélations explosives en perspective !

Conférence de presse d’Ariane Lavrilleux après sa garde à vue

Le 21 septembre 2023, la journaliste Ariane Lavrilleux a tenu une conférence de presse à Paris, après avoir été placée en garde à vue pendant 39 heures. Cette dernière fait partie d’une enquête concernant des atteintes au secret-défense, dont le média Disclose est accusé. Virginie Marquet, avocate d’Ariane Lavrilleux, a déclaré à l’Agence France-Presse qu’un juge des libertés et de la détention se prononcera mercredi sur la validité des saisies opérées au domicile de la journaliste.

Pour cette audience, Ariane Lavrilleux et son avocate se sont rendues au tribunal judiciaire de Paris, comme l’a constaté un journaliste de l’Agence France-Presse. Les procédures engagées à l’encontre de la journaliste font suite à une enquête ouverte en juillet 2022, suite à deux plaintes déposées par le ministère des armées. Ces plaintes concernent la compromission du secret de la défense nationale et la révélation d’informations pouvant conduire à identifier un agent protégé.

Le 19 septembre, le domicile d’Ariane Lavrilleux a été perquisitionné par des agents de la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), puis la journaliste a été entendue au siège de la police marseillaise. Après avoir passé trente-neuf heures en garde à vue, elle a été libérée sans poursuites pour le moment.

Les faits reprochés à Ariane Lavrilleux remontent à novembre 2021, lorsque le média Disclose publie une série de cinq enquêtes intitulée « Les mémos de la terreur ». Ariane Lavrilleux est coauteure de ces articles, qui révèlent des informations sur l’opération de renseignement française « Sirli ». Selon ces révélations, cette mission visant à lutter contre le terrorisme en Égypte aurait été détournée par Le Caire, qui utilisait les informations collectées pour mener des attaques aériennes sur des véhicules de contrebandiers présumés à la frontière égypto-libyenne.

Lors d’une conférence de presse organisée par Reporters sans frontières, Ariane Lavrilleux a déclaré se considérer « à la fois victime et témoin privilégiée d’un détournement des moyens antiterroristes de la France ». Elle a également précisé que plusieurs agents avaient été mobilisés pendant plusieurs mois pour traquer les sources de Disclose.

Dans l’enquête en cours, un ancien fonctionnaire du ministère des armées est considéré comme l’une des sources des articles publiés par Disclose. Il a été mis en examen pour détournement et divulgation du secret de la défense nationale par son dépositaire, et placé sous contrôle judiciaire.

Malgré l’importance de cette affaire, les médias se sont heurtés au silence des différentes institutions. En effet, l’Elysée, Matignon, l’état-major des armées, ainsi que les ministères de la justice et de l’intérieur n’ont pas donné suite aux sollicitations du journal Le Monde lorsqu’ils ont contacté ces entités pour obtenir leur position sur le sujet.

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