vendredi 1 mars 2024

Violences policières à Paris : une manifestation dégénère dans le chaos et laisse des policiers blessés

Manifestation contre les violences policières : mobilisation et incidents à Paris

Le samedi 23 septembre 2023, plusieurs marches ont eu lieu dans différentes villes de France pour protester « contre les violences policières ». Ces manifestations ont été organisées par l’extrême gauche et diverses organisations, sous la surveillance étroite des forces de l’ordre. Selon le ministère de l’intérieur, environ 31 300 personnes ont participé à ces rassemblements à travers le pays, dont 9 000 à Paris. Cependant, selon les organisateurs, le nombre de manifestants a atteint 80 000 personnes, dont 15 000 à Paris. Dans l’ensemble, les manifestations se sont déroulées dans le calme, à l’exception de celle qui s’est tenue à Paris.

Au départ de la manifestation parisienne, qui a débuté vers 15 heures depuis la gare du Nord, un pré-cortège composé de centaines d’individus vêtus de noir et cagoulés s’est formé devant les organisations et les collectifs ayant appelé à la mobilisation. Selon un journaliste de l’Agence France-Presse (AFP), ce pré-cortège a vandalisé les vitrines de plusieurs agences bancaires et jeté des projectiles sur une voiture de police. Coincée dans la circulation, cette dernière a été attaquée « à coups de barre de fer » selon la Préfecture de police de Paris. Un policier est brièvement sorti du véhicule, armé, pour tenir à distance les manifestants. Des vidéos relayées sur les réseaux sociaux ont confirmé cette scène. Une unité spéciale de policiers à moto, connue sous le nom de « BRAV », est alors intervenue pour mettre fin à l’action et protéger les policiers présents dans le véhicule. Trois policiers ont été légèrement blessés, principalement aux cervicales, mais la cause exacte de ces blessures n’a pas été précisée.

Suite à cette attaque, trois personnes ont été interpellées et sont présumées être impliquées dans ces faits, selon le préfet de police Laurent Nuñez. Le ministère de l’intérieur a également annoncé trois interpellations supplémentaires à l’échelle de la France. Le préfet de police, Laurent Nuñez, a condamné fermement cette attaque et a exprimé son soutien aux policiers blessés. De son côté, le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, a qualifié ces actes de « violences inacceptables » à l’encontre des forces de l’ordre, ajoutant que cela montrait les conséquences de la haine antipolice.

Avant le départ de la manifestation, de nombreuses familles rassemblées dans une « coordination nationale contre les violences policières » réclamaient justice pour plusieurs victimes, dont Othmane, Alassane et Mahamadou. La foule scandaient des slogans tels que « Police partout, justice nulle part », « Pas de justice, pas de paix » ou encore « Justice pour Nahel ». Ces manifestants dénoncent également l’article 435-1 du code de sécurité intérieure, critiquant son élargissement qui permet aux forces de l’ordre d’utiliser leurs armes en cas de refus d’obtempérer.

La présence de plusieurs élus de La France insoumise (LFI) lors de cette manifestation a été remarquée, notamment la députée Mathilde Panot, qui a salué l’unité des 198 organisations ayant appelé à cette marche. Elle a précisé que cette manifestation était une défense de la République et non une marche antipolice, contrairement à ce qu’a affirmé Gérald Darmanin. Le ministre de l’intérieur a envoyé une lettre de soutien aux policiers et aux gendarmes, ainsi qu’un télégramme aux préfets, les appelant à une vigilance particulière et à signaler les messages insultants envers les institutions de la République, la police et la gendarmerie.

D’autres manifestations ont eu lieu dans différentes villes de France, avec des rassemblements allant de quelques dizaines à quelques centaines de personnes. Dans la plupart des cas, ces manifestations se sont déroulées sans incident notable. Cependant, à Grenoble, un rassemblement en marge de la manifestation a été interdit par le préfet, qualifiant cette assemblée d’antiraciste des personnes racisées. Le ministère de l’intérieur a mobilisé un grand nombre de forces de l’ordre pour cette journée, avec environ 30 000 policiers et gendarmes sur le terrain. À Paris, plus de 1 000 policiers ont été mobilisés pour assurer la sécurité de la manifestation.

En conclusion, la manifestation contre les violences policières qui s’est tenue le samedi 23 septembre 2023 a rassemblé des milliers de personnes dans différentes villes de France, avec des incidents lors du défilé parisien. Les manifestants ont exprimé leur colère et exigé la fin des violences policières, ainsi que la justice pour les victimes. Les autorités ont fermement condamné les attaques contre les forces de l’ordre et ont pris des mesures visant à interdire les rassemblements suspects et à protéger les institutions de la République.

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