mercredi 24 juillet 2024
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La révolution des IA: des start-up accusées de voler la musique!

Le paysage se complique pour les jeunes entreprises spécialisées dans la musique générée par intelligence artificielle. Deux des plateformes les plus en vue risquent d’être poursuivies en justice par la Recording Industry Association of America (RIAA), l’association américaine des éditeurs de musique. La RIAA accuse ces start-up de s’approprier le travail des artistes, suscitant ainsi des litiges juridiques potentiels.

La première plainte a été déposée devant le tribunal de New York par Sony Music, Universal Music Group et Warner Records contre Uncharted Labs, le créateur du service musical Udio AI, qui a récemment levé 10 millions de dollars. Une seconde plainte a été déposée devant le tribunal de Boston contre Suno AI, qui a lui récolté 125 millions de dollars. La RIAA affirme que ces services de musique par IA pourraient saturer le marché musical avec des contenus concurrents des œuvres originales.

Ces plateformes, comme Udio ou Suno, permettent de générer des chansons en se basant sur des consignes textuelles simples telles que « un titre d’électropop pour l’été ». En moins d’une minute, elles produisent des titres souvent crédibles, parfois plaisants, mais parfois très similaires à des compositions humaines existantes. La RIAA donne en exemple des chansons célèbres comme « American Idiot » de Green Day et « All I Want for Christmas Is You » de Mariah Carey.

Néanmoins, les dirigeants de Suno se défendent en affirmant que leur technologie vise à créer des contenus totalement originaux et non à répliquer des œuvres existantes. La RIAA a fourni des preuves montrant que les IA de Suno et Udio ont été alimentées par des millions de chansons sans autorisation des artistes, engendrant des violations de droits d’auteur potentielles. Ces entreprises risquent des amendes colossales s’étendant potentiellement à des milliards de dollars.

La question clé réside dans la légalité des services de musique par IA à exploiter de vastes répertoires musicaux protégés par des droits d’auteur. La RIAA souligne que ces plateformes proposent essentiellement de la musique imitative générée par des machines, sans laisser de place à la créativité humaine. Des artistes renommés comme Billie Eilish et Norah Jones ont déjà exprimé leur opposition à l’utilisation de leurs œuvres par ces services. Le débat juridique reste ouvert, la tension entre innovation technologique et respect des droits d’auteur demeure.

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