vendredi 1 mars 2024

Découvrez l’incroyable révolution du surf en Afrique : des vagues époustouflantes et une culture en plein essor !

L’Afrique, berceau méconnu du surf

Le surf est un sport qui fait rêver et qui évoque immédiatement les plages paradisiaques d’Hawaï ou de Polynésie. Pourtant, ce professeur d’histoire américain, Kevin Dawson, affirme que c’est sur le littoral de l’actuel Ghana, en Afrique de l’Ouest, que le surf a été décrit pour la toute première fois dès le XVIIe siècle. Une affirmation qui bouscule les idées reçues et qui met en avant le rôle méconnu de l’Afrique dans l’histoire de ce sport.

Un potentiel inexploité

Selon Andy Davis, cofondateur du label de surf Mami Wata, l’Afrique offre des spots incomparables et un potentiel énorme encore inexploré. Il met en avant la culture africaine du surf qui est en train de s’affirmer selon un paradigme très personnel. Loin d’être une sous-culture mise en valeur par les marques et les magazines, le surf en Afrique est plutôt perçu comme un sport qui permet aux jeunes de s’approprier via des initiatives communautaires promouvant le bien-être, le développement et même l’émancipation des filles.

Un moteur de croissance économique

Selon Oumar Sèye, élu à la tête de la Confédération africaine de surf, le surf peut agir comme un moteur de croissance économique en encourageant le développement touristique du continent. Les exemples de réussite à Hawaï, aux îles Fidji ou en Indonésie montrent que le surf peut attirer les touristes et dynamiser l’économie locale. Avec ses plages vierges et son climat favorable, l’Afrique a un véritable potentiel pour devenir une destination incontournable pour les amateurs de surf.

Une pratique en expansion

Si seules trois nations africaines – l’Afrique du Sud, le Maroc et le Sénégal – jouissent d’une vraie notoriété sur la scène mondiale du surf, la pratique ne cesse de se répandre à travers le continent. Le Liberia, le Mozambique, le Ghana ou encore le Congo-Brazzaville voient émerger de nouveaux talents et de nouvelles compétitions, sous l’égide de la confédération africaine de surf. Des icônes comme Mike February, premier Africain noir à avoir participé aux championnats du monde, ou Cherif Fall, inspirent les jeunes adeptes à travers le continent.

Des défis à relever

Malgré cette croissance, le surf en Afrique doit encore surmonter de nombreux défis. Les infrastructures touristiques sont souvent embryonnaires, les sponsors sont rares et l’équipement est hors de portée de la plupart des bourses. La formation des coachs et la multiplication des compétitions sont des étapes essentielles pour professionnaliser le sport et attirer les marques. Cela permettra aux athlètes de vivre de leur sport sans avoir à quitter le continent.

Un intérêt planétaire

Malgré les obstacles, l’afrosurf suscite déjà un intérêt planétaire. L’anthologie « Afrosurf », lancée grâce à une campagne de financement participatif, a été éditée par la grande maison britannique Penguin Books et chaudement recommandée par le New York Times. Mami Wata, le label de surf à l’origine de l’ouvrage, est actuellement en pourparlers avec une grande plateforme audiovisuelle américaine pour décliner le recueil en série télévisée. Le surf devient ainsi un moyen de parler de l’Afrique autrement que ce qu’on a coutume d’entendre sur les grandes chaînes mondiales d’information.

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