vendredi 1 mars 2024

Chaos à Niamey : Le Niger en proie à une crise diplomatique majeure avec la France !

La junte au pouvoir au Niger, qui a renversé le président Mohamed Bazoum il y a près d’un mois, vient d’ordonner à l’ambassadeur français dans le pays, Sylvain Itté, de quitter le territoire nigérien sous quarante-huit heures. Cette décision est accompagnée du retrait de son agrément. Dans une lettre du ministère des affaires étrangères nigérien adressée au Quai d’Orsay, les militaires justifient cette demande par le refus de l’ambassadeur de répondre à l’invitation du ministère à Niamey, la capitale, pour un entretien, ainsi que par « d’autres agissements du gouvernement français, contraires aux intérêts du Niger ».

Ce renversement du président élu et l’autoproclamation du général Abdourahamane Tiani à la tête de l’Etat s’inscrivent dans la série de putschs qui ont secoué la région depuis 2020, notamment au Mali, au Burkina Faso et en Guinée. Depuis ces événements, la communauté internationale réclame le rétablissement de l’ordre constitutionnel et la libération du président renversé, qui se trouve toujours au Niger.

Malgré les sanctions économiques et les condamnations, les putschistes ne semblent pas céder. Même la menace d’une intervention militaire de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) ne fait pas l’unanimité. Cette situation met en évidence les difficultés à trouver une issue pacifique et à restaurer la stabilité dans la région.

Il convient de souligner que le Niger abrite un important dispositif militaire français dans le cadre de la politique antiterroriste de Paris au Sahel, qui est une prolongation de l’opération « Barkhane ». Le retrait des 1500 soldats français du Niger n’est pour le moment pas prévu, malgré les critiques des putschistes à leur encontre.

Il est évident que ce conflit a des répercussions sur la relation entre la France et le Niger, ainsi que sur la situation sécuritaire dans la région. Il est donc essentiel de trouver des solutions pacifiques et de favoriser le dialogue afin de restaurer l’ordre constitutionnel et préserver la stabilité politique dans le pays.

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