mardi 5 mars 2024

Soulèvements de la Terre : Une guérilla judiciaire inédite contre l’Etat !

Une bataille judiciaire se profile entre les Soulèvements de la Terre et l’État français. En déposant une requête contre le décret de dissolution du mouvement, les personnes nommées dans le décret, ainsi que le réalisateur Cyril Dion, l’agriculteur et député européen écologiste Benoît Biteau, la secrétaire générale du syndicat Solidaires Julie Ferrua et la porte-parole d’Attac Youlie Yamamoto, ont lancé un mouvement de contestation contre la décision du gouvernement. Selon le mouvement et leurs avocats, de nombreux autres recours devraient être déposés prochainement par d’autres associations et individus ayant également des intérêts à défendre.

Parmi les personnalités qui ont pris la parole au nom des Soulèvements de la Terre, on retrouve Philippe Descola, la Confédération paysanne, Extinction Rebellion France, Zero Waste France, Terre de liens, Bloom, ainsi que des organisations politiques comme Europe Écologie-Les Verts et La France insoumise. Le mouvement des Soulèvements de la Terre a été dissous à la suite d’une manifestation et d’incidents violents survenus à Sainte-Soline (Deux-Sèvres) le 25 mars dernier. Cette manifestation avait été organisée non seulement par ce mouvement, mais aussi par la Confédération paysanne et le collectif Bassines non merci. Plus de 150 collectifs et organisations, parmi lesquels Greenpeace, les Amis de la Terre, Attac, la CGT et Solidaires, avaient appelé à manifester contre le projet de mégabassine.

La raison principale invoquée par le décret de dissolution est que ce mouvement « doit être regardé comme provoquant à des agissements violents à l’encontre des personnes ou des biens ». Cependant, ce mouvement qui a vu le jour le 24 janvier 2021 dans la Zone à Défendre (ZAD) de Notre-Dame-des-Landes, au nord de Nantes, ne dispose ni de locaux, ni de direction publique, ni même de journal. La dissolution vise donc surtout à empêcher de nouvelles actions menées en son nom. Les membres du mouvement risquent trois ans d’emprisonnement et une amende de 45 000 euros en cas de maintien ou de reconstitution du mouvement dissous.

Pour l’instant, les avocats du mouvement n’ont constaté aucun engagement de poursuite de la part des autorités, en prétextant une reconstitution ou un maintien du mouvement dissous.

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