jeudi 13 juin 2024
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Action coup de poing contre une cimenterie à Marseille : Les Soulèvements de la Terre enfin libérés et bientôt jugés !

Après la dissolution des Soulèvements de la Terre, les gardes à vue des dix-sept militants ont été levées. Ils étaient tous interrogés dans le cadre de l’enquête sur l’action coup de poing menée contre une cimenterie Lafarge près de Marseille en décembre dernier. Huit gardes à vue avaient déjà été levées le jeudi précédent, avant que les dernières ne le soient le vendredi. Aucun des militants n’a été présenté à un juge d’instruction pour une éventuelle mise en examen, mais deux d’entre eux seront convoqués ultérieurement devant le magistrat instructeur. Cette enquête, qui porte sur des dégradations en bande organisée par moyen dangereux, dégradation en réunion et association de malfaiteurs, est menée par des juges d’instruction d’Aix-en-Provence.

Parmi les personnes interpellées, on compte un militant d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV) employé à la ville de Marseille, ainsi qu’un photojournaliste effectuant un travail documentaire sur le collectif. Le parti écologiste avait d’ailleurs dénoncé l’interpellation du militant. Cette vague d’interpellations et de gardes à vue fait suite à une première vague qui a déjà eu lieu début juin, et qui s’était également terminée par des remises en liberté sans poursuites.

Les interpellations de juin ont principalement été effectuées par des policiers de la sous-direction antiterroriste (SDAT), et la plupart des gardes à vue ont eu lieu dans leurs locaux à Levallois-Perret. Le parquet d’Aix-en-Provence avait alors refusé d’établir un lien entre ces arrestations et les Soulèvements de la Terre. Par la suite, plusieurs personnes ont été interpellées en Loire-Atlantique, notamment dans l’ex-zone à défendre (ZAD) de Notre-Dame-des-Landes. C’est dans cette ex-ZAD près de Nantes que le collectif Les Soulèvements de la Terre (SLT) s’est formé en janvier 2021. Ce collectif, composé d’associations, de syndicats et de groupements divers, a donc attiré l’attention des autorités et a finalement été dissous le mercredi suivant les interpellations.

En décembre dernier, Les Soulèvements de la Terre avaient soutenu l’action de « désarmement » de la cimenterie de Bouc-Bel-Air, sans revendiquer explicitement cette action spectaculaire. Des dizaines d’activistes avaient alors pris pour cible la cimenterie et causé d’importants dégâts avant de parvenir à s’échapper sans être arrêtés. Une vidéo de l’opération avait été diffusée sur plusieurs sites, montrant les membres du groupe vandalisant des caméras de surveillance et provoquant des débuts d’incendies dans des camions stationnés. Un texte accompagnant cette vidéo revendiquait l’action, dénonçant le « cimentier-pollueur » et accusant l’industriel d’avoir eu des liens avec l’organisation djihadiste Etat islamique (EI). En effet, le groupe Lafarge est mis en examen en France pour complicité de crimes contre l’humanité en lien avec des activités en Syrie, et a accepté de payer une amende de 778 millions de dollars aux Etats-Unis.

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