mardi 5 mars 2024

« L’Iris blanc » : le nouvel Astérix qui dénonce la folie du développement personnel !

« L’Iris blanc », le nouvel album d’Astérix, scénarisé par Fabcaro et dessiné par Didier Conrad, est une véritable satire sociale qui s’attaque au marché du bien-être. Dans cet opus, on retrouve l’humour caractéristique de la série, avec une dose de critique par rapport au secteur du coaching personnel.

L’histoire se déroule à une époque où le moral des troupes romaines est au plus bas, avec des mutineries et des désertions qui se multiplient. C’est alors que César envoie un médecin chef des armées romaines nommé Vicévertus, spécialiste en ontologie et ésotérisme, pour remonter le moral de ses troupes. Vicévertus reçoit ainsi un mandat de César : s’il parvient à « soumettre » Astérix et ses amis, sa méthode sera appliquée à toute l’armée romaine.

Le scénariste, Fabcaro, s’est amusé à tourner en dérision le secteur florissant du coaching personnel, en le comparant à une escroquerie contemporaine. Les Romains et les Gaulois sont embobinés par les paroles flatteuses du bonimenteur et se convertissent à l’hypertolérance. Ils pratiquent des exercices physiques, se nourrissent de graines et abandonnent leurs disputes physiques pour des mots doux. Cette nouvelle attitude de tolérance excessive inquiète Astérix et le chef Abraracourcix, qui commencent à douter de la sincérité de Vicévertus. Et si toute cette stratégie visait à endormir la vigilance des Gaulois pour mieux les assujettir ?

Bien que l’album soit extrêmement humoristique et divertissant, il rappelle parfois un peu trop un des sommets de la série originelle, « La Zizanie », publié en 1970. Dans cet album, un envoyé spécial de César parvenait à semer la discorde au sein du village des Gaulois en les dressant les uns contre les autres. Cependant, malgré cette ressemblance, « L’Iris blanc » reste l’un des albums les plus drôles depuis la relance d’Astérix en 2013.

En conclusion, le nouvel Astérix, « L’Iris blanc », est un véritable bol d’air frais. À travers son humour, il offre une critique satirique du secteur du bien-être et du coaching personnel. Les Gaulois et les Romains se voient embobinés par les paroles flatteuses du bonimenteur, mettant en évidence la crédulité de la société face à des promesses utopiques.

Mots-clés: Astérix, L’Iris blanc, Fabcaro, Didier Conrad, satire sociale, bien-être, coaching personnel, humour, critique, Gaulois, Romains, Vicévertus.

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