mercredi 29 mai 2024
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Parentologie : l’art du gribouillage

Je ne sais pas si c’était de l’art, mais j’en ai été ému.

Récemment, je me suis rendu avec ma sœur et mes deux fils à la Fondation Louis Vuitton, à Paris, pour profiter de l’exposition « Monet-Mitchell ». Cette exposition met en dialogue les œuvres de Claude Monet (1840-1926) et celles de la peintre américaine Joan Mitchell (1925-1992), figure atypique de l’expressionnisme abstrait. En 1959, Mitchell s’installe en France, tout d’abord à Paris, puis à Vétheuil (Val-d’Oise), non loin de là où résida un temps l’auteur des Nymphéas.

Joan Mitchell peignait de grandes toiles, faites de coups de pinceaux fougueux. Elle ne représente pas la nature, qu’elle considère comme trop belle pour être peinte, mais plutôt ses émotions suscitées par la vision d’un paysage ou par un événement. Les vastes cosmologies de taches et de lignes colorées qu’elle dispose sur des formats gigantesques sont un appel à l’immersion. Il y a une sorte de chaos merveilleusement magnétique, quelque chose de l’ordre du mystique dans ces toiles qui, par leur absence de conceptualité, par leur énergie pure, confinent à la poésie visuelle.

Mes deux fils ont été moins enthousiastes à la vue de ces œuvres. Ils ont qualifié les tableaux de Joan Mitchell de « gribouillage ». Cette réaction m’a rappelé la rétrospective de Georg Baselitz, au Centre Pompidou, qui avait été qualifiée de « gribouillage » par les enfants.

Une fois rentré à la maison, le plus jeune a pris une feuille blanche et a créé une « salade de lignes entremêlées » qu’il a signée « Tablo de Jonne Michelle ». Je ne sais pas si c’était de l’art, mais j’en ai été ému.

Mots-Clés: Joan Mitchell, Claude Monet, Expressionnisme Abstrait, Vétheuil, Jackson Pollock, Georg Baselitz.

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