lundi 31 mars 2025

Le recteur de Paris appelle à sauver Boualem Sansal !

Le 28 mars 2025, Chems-Eddine Hafiz, recteur de la Grande mosquée de Paris, a exprimé des propos encourageants concernant une éventuelle grâce présidentielle pour l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, récemment condamné à cinq ans de prison en Algérie. Il a souligné l’importance de cet événement, qui pourrait avoir des répercussions sur les relations diplomatiques entre l’Algérie et la France, déjà tendues. Hafiz, tout en soulignant l’aspect humanitaire de sa situation, a mis en lumière la responsabilité de l’État algérien à faire preuve de clémence à l’égard de cet homme âgé et malade.

L’affaire de Boualem Sansal, qui a fait grand bruit après son arrestation le 16 novembre 2024, s’inscrit dans un contexte délicat de tensions entre Alger et Paris. Accusé d’atteinte à l’intégrité du territoire, l’écrivain a été condamné par le tribunal correctionnel de Dar El-Beïda. Cette condamnation, bien que moins sévère que les poursuites initiales, reste lourde pour un homme de 80 ans. Le recteur Hafiz a déclaré sur Sud Radio que le président algérien aurait selon lui la capacité d’accorder une grâce à l’écrivain. Il a ajouté que le timing pourrait être propice, notamment en raison de la fête de l’Aïd-el-Fitr, célébrée prochainement, qui est synonyme de réconciliation et de pardon.

Un contexte tendu entre l’Algérie et la France

La situation de Boualem Sansal est emblématique des tensions persistantes entre la France et l’Algérie, exacerbées par un soutien français à la position marocaine concernant le Sahara occidental. L’arrestation de Sansal a suscité des inquiétudes quant à la liberté d’expression et a mis en lumière la fragilité des liens entre les deux pays. Chems-Eddine Hafiz a souligné que des canaux de communication discrets existaient, permettant d’aborder ce dossier sensible sans que les chefs d’État ne soient directement impliqués.

Une possible grâce présidentielle symbolique

Selon Hafiz, la peine prononcée contre Sansal, qui était à l’origine plus sévère, semble avoir été assouplie, ce qui pourrait suggérer un changement d’attitude de la part des autorités algériennes. En effet, l’ancien avocat a plaidé pour une approche humanitaire, arguant que la clémence permettra non seulement de soulager un homme en fin de vie mais également d’initier un mouvement vers un apaisement des relations bilatérales. Il a déclaré avec emphase : Une grâce présidentielle tombe sous le sens, surtout à l’approche de l’Aïd-el-Fitr, qui symbolise le pardon.

Les conséquences d’une grâce potentialle

Si une grâce venait à être accordée, celle-ci ne serait pas uniquement une victoire personnelle pour Sansal, mais pourrait également être perçue comme un geste positif de l’Algérie vers l’Occident, et en particulier vers la France. Hafiz a exprimé son vœu que Sansal puisse retrouver sa femme, qui souffre également de problèmes de santé. Le recteur a déclaré : Il a passé six mois en prison. Six mois, c’est trop pour lui. J’espère de tout mon cœur qu’il soit gracié et qu’il revienne au moins retrouver son épouse.

Conclusion sur l’impact potentiel sur les relations diplomatiques

En somme, la décision d’accorder une grâce à Boualem Sansal pourrait avoir des implications significatives sur les relations franco-algériennes. Elle constituerait un signe d’apaisement et de respect envers un homme âgé et malade. Alors que les tensions persistent, un tel acte pourrait ouvrir la voie à un dialogue renouvelé entre Alger et Paris, essentiel pour l’avenir de leurs relations. Les mots de Chems-Eddine Hafiz résonnent comme un appel à la réconciliation, essentiel dans un monde qui aspire à la paix et à la compréhension mutuelle.

Mots-clés: Boualem Sansal, grâce présidentielle, relations France Algérie, Chems-Eddine Hafiz, liberté d’expression, Aïd-el-Fitr, tensions diplomatiques

articles similaires
POPULAIRE