mercredi 17 avril 2024
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Un chaos brutal à Sainte-Soline: opposants aux bassines condamnés

Pourquoi la lutte contre les bassines est-elle devenue un enjeu majeur en France ?

Le combat contre les bassines, ces réserves d’eau controversées destinées à l’irrigation, suscite de vifs débats en France. En effet, plusieurs opposants aux bassines, dont Julien Le Guet, porte-parole du mouvement Bassines non merci (BNM), ont été condamnés à des peines d’emprisonnement avec sursis pour l’organisation de manifestations interdites à Sainte-Soline, dans les Deux-Sèvres. Ces manifestations ont été le théâtre de violents affrontements avec les forces de l’ordre. Le tribunal correctionnel de Niort a également prononcé des amendes contre d’autres prévenus pour leur implication dans plusieurs mobilisations autour des chantiers contestés dans la région du Poitou.

Réserves de substitution ou accaparement de l’eau ?

Les partisans des bassines soutiennent qu’elles représentent une mesure nécessaire pour stocker de l’eau en hiver afin d’irriguer les cultures en été et ainsi assurer la survie des exploitations agricoles face aux sécheresses à répétition. En revanche, leurs détracteurs dénoncent un accaparement de l’eau par l’agro-industrie. La question devient alors un dilemme entre la préservation des ressources en eau et les besoins des agriculteurs.

Violences lors des manifestations

Les manifestations contre les bassines ont été le théâtre de violences, notamment lors de la manifestation de mars 2023 à Sainte-Soline qui a rapidement dégénéré en affrontements avec les gendarmes, causant de nombreux blessés, dont deux manifestants ayant passé plusieurs semaines dans le coma. Ces violences ont suscité des réactions diverses, avec une dénonciation de l’usage disproportionné des armes par les forces de l’ordre selon la Ligue des droits de l’homme, mais aussi une commission d’enquête parlementaire relevant la responsabilité des mouvements appelant à manifester en dépit d’interdictions préfectorales.

Les lanceurs d’alerte contre les bassines

Les mis en cause ont plaidé lors du procès en tant que lanceurs d’alerte, niant être les organisateurs des manifestations interdites. Le parquet leur reproche cependant d’avoir instauré un climat de terreur dans le département, où la peur règne selon le ministère public. Cette condamnation des opposants aux bassines met en lumière un enjeu crucial qui n’a pas fini de susciter des débats et des mobilisations en France.

Mots-clés:

bassines, irrigation, manifestations, Deux-Sèvres, Poitou, Ligue des droits de l’homme, commission d’enquête parlementaire, sécheresse, agriculteurs, lanceurs d’alerte

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