mardi 5 mars 2024

Manifestation écologiste à Paris : des militants d’Attac et d’Extinction Rebellion condamnés pour avoir bloqué l’accès à un aéroport !

Le tribunal correctionnel de Bobigny a rendu son verdict jeudi 14 septembre, condamnant des militants écologistes d’Attac et d’Extinction Rebellion. Ces derniers avaient bloqué l’accès à un terminal de l’aéroport du Bourget en septembre 2022 pour dénoncer l’utilisation de jets privés. Le jugement prévoit des amendes allant de 300 à 500 euros pour les onze prévenus condamnés pour attroupement après sommation. La douzième militante, quant à elle, était poursuivie pour d’autres raisons procédurales et n’a donc pas été condamnée pour ce chef d’accusation.

Selon le tribunal, les prévenus avaient amplement le temps de se disperser avant que les sommations ne soient faites. Néanmoins, les militants ont annoncé leur intention de faire appel de cette décision. Le 23 septembre 2022, une vingtaine d’activistes avait bloqué l’accès au terminal de l’aéroport du Bourget pendant près de deux heures, en recouvrant le lieu de peinture rouge. Quatre militants s’étaient même perchés sur un auvent au-dessus du chemin d’accès au terminal, avec un compteur symbolisant les tonnes de CO2 économisées par leur action de blocage.

Dans cette affaire, les douze prévenus ont tous été relaxés des chefs d’accusation de « dégradations en réunion » et d' »organisation d’une manifestation interdite ». L’une des avocates des militants, Me Hélène Jouny, a réagi en déclarant : « Cette décision est à l’image de la procédure, il reste beaucoup d’incompréhension sur les termes de la décision ». Selon elle, le parquet continue de criminaliser les actions à visée écologique et les pouvoirs publics refusent d’aborder les véritables problématiques liées au réchauffement climatique.

Lou Chesné, porte-parole d’Attac, a également exprimé sa déception quant à cette décision, en affirmant : « Ce n’est clairement pas une victoire pour l’écologie ». Toutefois, elle a ajouté que cette décision renforce leur détermination à poursuivre leurs actions de désobéissance civile. La porte-parole a également souligné que le juge n’a pas précisé quels moyens légaux étaient à disposition pour alerter sur l’urgence climatique.

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