Entre frustration anglaise, colère ghanéenne et qualification colombienne, la quatorzième nuit du Mondial 2026 a basculé sur des détails brûlants. Le nul entre l’Angleterre et le Ghana laisse surtout l’image d’un penalty oublié, symbole d’une VAR encore contestée. Dans le même temps, la Colombie a confirmé sa solidité en validant son billet pour les seizièmes de finale, tandis que la Croatie et le Portugal ont entretenu leurs ambitions. Retour sur une soirée dense, où efficacité, arbitrage et nerfs ont pesé autant que le talent. Dans ce contexte, chaque décision devient un tournant potentiel pour la suite de la compétition mondiale.
Coupe du monde deux mille vingt six la nuit où l’Angleterre cale et la Colombie jubile
La quatorzième nuit de la Coupe du monde 2026 a livré un contraste saisissant : l’Angleterre, candidate déclarée au titre, a buté sur un Ghana discipliné, tandis que la Colombie a validé son billet pour la suite du tournoi. Dans une phase de groupes qui entre dans sa zone la plus nerveuse, chaque détail pèse désormais lourd, du tir non cadré à la décision arbitrale contestée.
Le fait majeur reste ce 0-0 entre l’Angleterre et le Ghana, frustrant pour les Three Lions, inquiétant par son manque de tranchant offensif. À l’inverse, les Cafeteros ont fait preuve de patience pour dominer la RDC et rejoindre officiellement les seizièmes de finale. Derrière ces deux affiches, la Croatie a repris de l’oxygène, le Portugal a déroulé, et Cristiano Ronaldo a rappelé qu’il n’avait pas encore quitté la scène mondiale.
Angleterre Ghana les Three Lions dominent sans trouver la faille
L’Angleterre a monopolisé le ballon, multiplié les attaques et empilé les tentatives, mais elle n’a jamais réussi à faire tomber un Ghana compact et courageux. Avec près de 79 % de possession et 19 tirs, les Three Lions ont donné l’impression de contrôler le match sans jamais vraiment l’étouffer. Le problème est là : contrôler n’est pas conclure.
Sous la direction de Thomas Tuchel, l’Angleterre avait séduit lors de son entrée en lice face à la Croatie. Cette fois, l’animation offensive a semblé plus prévisible, trop latérale, parfois lente dans les trente derniers mètres. Les entrées de Saka, Rashford, Eze et Rogers ont apporté de l’énergie, pas la lucidité nécessaire.
Harry Kane a eu la balle du match en fin de rencontre, seul à proximité du but après une action confuse, mais l’occasion s’est envolée. Ce nul laisse l’Angleterre en tête de son groupe, mais avec des doutes revenus brutalement. Avant d’affronter le Panama, déjà éliminé, la sélection anglaise sait qu’elle devra hausser son efficacité.
Polémique VAR le penalty oublié qui embrase Angleterre Ghana
La plus vive polémique de la nuit concerne un penalty non sifflé pour le Ghana à la 79e minute face à l’Angleterre. Sur un contre rapide, Prince Adu s’est présenté dans la surface avant d’être repris par Ezri Konsa, auteur d’un tacle désespéré par derrière. À vitesse réelle, l’action a pu sembler confuse. Au ralenti, elle paraît beaucoup moins discutable.
Le défenseur anglais ne touche pas le ballon et percute l’attaquant ghanéen, déséquilibré au moment de tenter sa frappe. Pourtant, ni l’arbitre central Said Martinez ni l’assistance vidéo n’ont jugé nécessaire d’intervenir. Le jeu a repris, comme si l’action ne méritait pas d’examen approfondi. Pour les Black Stars, l’incompréhension est immense.
Cette séquence relance le débat sur l’usage de la VAR en Coupe du monde 2026. L’outil est censé corriger les erreurs manifestes, notamment dans la surface de réparation. Or, dans ce cas précis, l’absence de révision nourrit le sentiment d’une décision manquée. Sportivement, ce penalty aurait pu offrir au Ghana une victoire majeure et bouleverser le classement du groupe.
Colombie qualifiée les Cafeteros arrachent leur billet face à la RDC
La Colombie est l’une des grandes gagnantes de la nuit : grâce à son succès 1-0 contre la République démocratique du Congo, elle a officiellement obtenu sa qualification pour les seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026. Le score est court, mais l’essentiel est immense pour les Cafeteros, solides, patients et récompensés dans le dernier quart d’heure.
Daniel Muñoz a inscrit le but décisif à la 76e minute, après une rencontre longtemps verrouillée par une RDC combative. La Colombie avait pourtant cru ouvrir le score plus tôt, puis doubler la mise en fin de match, mais deux buts ont été refusés pour hors-jeu, dont une réalisation de Luis Díaz. Ces alertes n’ont pas déstabilisé les hommes emmenés par James Rodríguez, toujours influent malgré ses 34 ans.
Avec deux victoires en deux matchs, la Colombie confirme son statut d’équipe dangereuse, capable de gagner sans forcément briller. Un nul contre le Portugal pourrait désormais lui suffire pour conserver la première place du groupe K, un avantage précieux avant la phase à élimination directe.
Croatie relancée Ronaldo ressuscité les autres éclats de la nuit
Au-delà du nul anglais et de la qualification colombienne, la nuit a aussi souri à la Croatie et à Cristiano Ronaldo. Les Croates, sous pression après un début de tournoi compliqué, ont battu le Panama 1-0 à Toronto. Le but d’Ante Budimir, servi après un mouvement collectif soigné, permet aux vice-champions du monde 2018 et troisièmes en 2022 de rester pleinement en vie dans la course aux seizièmes.
L’action croate a rappelé la valeur de cette équipe lorsqu’elle parvient à accélérer proprement : talonnade inspirée, débordement, centre précis et finition de près. Pas un chef-d’œuvre spectaculaire, mais un but capital, exactement le genre de détail qui change une campagne mondiale.
Plus tôt, le Portugal avait largement dominé l’Ouzbékistan 5-0, avec un doublé de Ronaldo. À 41 ans, l’attaquant portugais a signé un retour remarqué après une longue disette dans les grands tournois. Son “I’m back” a fait le tour des réseaux, tandis que Fabio Cannavaro saluait encore son sens du placement et son professionnalisme hors norme.
Calendrier Coupe du monde deux mille vingt six les groupes entrent dans l’heure de vérité
La Coupe du monde 2026 bascule désormais dans la dernière journée de plusieurs groupes, avec des matchs simultanés et des calculs partout. Le groupe B ouvrira la séquence à 21 heures, avec Suisse-Canada à Vancouver et Bosnie-Herzégovine-Qatar à Seattle. Dans ce format, chaque but peut modifier le classement, la qualification directe ou les espoirs de repêchage.
À minuit, le groupe C livrera à son tour une partie de son verdict. L’Écosse défiera le Brésil à Miami, tandis que le Maroc affrontera Haïti à Atlanta. Le Brésil reste évidemment l’attraction, mais l’enjeu dépasse le prestige : il s’agit d’assurer une place dans la phase suivante sans dépendre des autres résultats.
Enfin, à 3 heures, le groupe A fermera la nuit avec Afrique du Sud-Corée du Sud à Monterrey et République tchèque-Mexique à Mexico. Le Mexique est déjà qualifié, mais presque toutes les autres sélections conservent une chance. Cette dernière ligne droite promet donc tension, scénarios multiples et soirées à haute pression pour les supporters.


