mercredi 29 mai 2024
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Paco Rabanne, un couturier visionnaire s’en est allé

Le 28 février 1969, il présente des robes et ses tissus en métaux, le 28 février 1969 – / AFP. Dans un décor de fête foraine, Paco Rabanne défile des robes en aluminium, en argent, en cuivre et en or, qui font de lui un visionnaire de la mode. « Je voulais montrer que le métal n’était pas réservé aux bijoux, qu’il pouvait être aussi un tissu, une matière pour des vêtements », explique-t-il. Au-delà de la technique, c’est une véritable philosophie qui se dégage de ses créations. « Je me suis toujours senti proche des artistes qui, à travers leur travail, cherchent à comprendre le monde et à le transformer », écrit-il.

Paco Rabanne, visionnaire de la mode, est mort à Portsall (Finistère) le 3 février. Il laisse derrière lui une empreinte singulière dans l’histoire de la mode. Francisco Rabaneda y Cuervo de son vrai nom, était né le 18 février 1934 à Pasaia, dans la province du Guipuscoa au Pays basque espagnol. Son enfance est baignée très tôt dans le milieu de la couture grâce à sa mère, qui travaille pour Cristobal Balenciaga. Après le décès de son mari, sa mère fuit l’Espagne avec ses quatre enfants et se réfugie en Bretagne, près de Morlaix.

A l’âge de 17 ans, Paco Rabanne s’installe à Paris et étudie pendant dix ans l’architecture à l’Ecole nationale des Beaux-arts. En parallèle, il réalise des dessins pour des grandes maisons de couture.

En 1964, il présente sa collection de haute couture « Douze robes expérimentales en matériaux contemporains » et en 1966, il défile « Douze robes importables » conçues comme un manifeste. Paco Rabanne utilise plus souvent la pince et le chalumeau que le fil et l’aiguille pour travailler ses silhouettes de Jeanne d’Arc futuristes et assembler ses carrés de miroirs qui jouent avec l’ombre et la lumière.

Le 28 février 1969, avec des robes en aluminium, en argent, en cuivre et en or, Paco Rabanne révèle sa vision avant-gardiste et sa liberté créative qui influenceront toute une génération de couturiers. « Je voulais montrer que le métal n’était pas réservé aux bijoux, qu’il pouvait être aussi un tissu, une matière pour des vêtements », explique-t-il.

Au-delà de la technique, c’est une véritable philosophie qui se dégage de ses créations. « Je me suis toujours senti proche des artistes qui, à travers leur travail, cherchent à comprendre le monde et à le transformer », écrit-il.

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