Le président des États-Unis, Donald Trump, a récemment engagé une dynamique de restructuration gouvernementale qui pourrait engendrer des licenciements massifs au sein des agences fédérales. Le 26 février 2025, lors de sa première réunion de cabinet à la Maison Blanche à Washington, D.C., le président a donné instruction à l’ensemble des agences de se préparer à réduire la voilure, conformément à certaines de ses promesses électorales.
Le bureau de gestion et du budget (OMB), dirigé par Russell Vought, a transmis une circulaire alarmante aux agences fédérales, demandant de supprimer des postes jugés non essentiels. En termes concrets, cela implique l’instauration d’un guichet pour les départs volontaires, la suspension de tout nouveau recrutement afin de compenser les pertes inévitables, ainsi que le renvoi de personnels évalués comme « insuffisamment performants ». Toutefois, les forces de l’ordre, les agences de politique migratoire, le service postal et les forces militaires bénéficieront de circonstances atténuantes, étant exemptées des réductions envisagées.
Un calendrier précis a été établi pour la mise en œuvre de ces changements. Pour les services directement liés aux citoyens, comme le système de santé destiné aux plus démunis et aux retraités, des ajustements débuteront avant le 13 mars 2025. D’ici là, les agences doivent établir une liste des employés jugés non essentiels, ainsi qu’une évaluation de leurs besoins pour continuer à remplir leur mission. Une phase suivante, se terminant le 14 avril, devrait quant à elle clarifier la nouvelle structure organisationnelle de chaque agence, évaluer les performances du personnel et envisager le transfert de certains services vers des « régions moins chères » que Washington, D.C.
Face à cette restructuration, un plan de départs a déjà été lancé, inspiré par l’initiative du milliardaire Elon Musk, offrant aux fonctionnaires la possibilité de quitter leurs postes tout en percevant leur salaire pendant plus de six mois. Selon la Maison Blanche, plus de 75 000 personnes sur environ deux millions ont accepté cette proposition, ce qui équivaut à une réduction significative des effectifs du gouvernement fédéral.
Malgré les critiques formulées par de nombreux syndicats, un juge a invalidé leur recours le 20 février, considérant que les réclamations n’étaient pas de sa compétence et suggérant aux plaignants de se rapporter à un tribunal spécialisé dans les conflits du travail. Cette décision est intervenue dans un contexte où le premier mois de présidence de Donald Trump s’est montré tumultueux, marqué par « un déluge de décrets présidentiels », provoquant des remous dans différents secteurs de la société américaine.
D’ores et déjà, des agences enregistrent des licenciements considérables. Fin février, environ 6 700 fonctionnaires de l’Internal Revenue Service (IRS) faisaient face à une menace de licenciement, tandis que l’Agence américaine pour le développement était en voie de dissolution, entraînant des congés pour la majorité de son personnel et le licenciement de près de 1 600 employés.
Cette phase de transformations au sein du gouvernement fédéral soulève d’importantes questions sur l’avenir des services publics et le bien-être des milliers de travailleurs touchés. En effet, la manière dont ces changements seront mis en œuvre pourrait avoir des répercussions durables sur le fonctionnement des institutions fédérales et leur capacité à servir efficacement le peuple américain.
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