vendredi 1 mars 2024

Milei couronné président d’Argentine : une ère de changement radical!


Javier Milei, nouveau président de l’Argentine

Trois semaines après sa retentissante victoire électorale d’outsider, Javier Milei est devenu, à 53 ans, le douzième président de l’Argentine depuis le retour de la démocratie il y a quarante ans. Il a prêté serment au Parlement « au nom de Dieu, de la patrie et sur les saints Evangiles », jurant d’honorer avec « loyauté et patriotisme » la charge de président. Puis il a revêtu l’écharpe présidentielle ciel et blanc.

Dans la foulée de la brève cérémonie, à la mi-journée, M. Milei a prononcé son premier discours de président, non pas devant les parlementaires comme c’est la tradition, mais depuis les marches du Parlement, face à des milliers de personnes réunies sur une vaste place, porteuses d’une mer de drapeaux argentins et de maillots de la sélection argentine.

À peine investi, il a annoncé que s’ouvre une « nouvelle ère » pour l’Argentine : « Il n’y a pas d’alternative à un ajustement, il n’y a pas d’alternative à un choc » en matière budgétaire, car « il n’y a pas d’argent ! », a lancé M. Milei à une foule de partisans, ajoutant que pour l’économie « à court terme les choses vont empirer ».

Après ce discours, il se rendra jusqu’à Casa Rosada, la présidence, où il recevra les dignitaires étrangers, puis la prestation de serment de son gouvernement, à ce stade restreint à neuf ministres, conformément à sa promesse d’austérité de l’État. Le président a fait savoir qu’il convoquerait dès les prochains jours une session extraordinaire du Parlement pour présenter un premier bloc de lois.

Javier Milei, économiste surtout connu pendant des années comme panéliste polémique prisé des plateaux TV, a renversé la politique argentine. Elu député en 2021, il a balayé le bloc péroniste et la droite, qui alternaient au pouvoir depuis vingt ans, avec un message dégagiste. Le 19 novembre, il a signé une victoire qui a surpris par son ampleur, en l’emportant au second tour de la présidentielle face au ministre de l’économie centriste sortant, Sergio Massa, avec 55,6 % des voix.

Troisième économie d’Amérique latine mais confrontée à une inflation chronique – à 143 % sur un an –, un endettement structurel et 40 % de pauvreté, l’Argentine se prépare dans les prochains jours ou semaines à des ajustements douloureux, le président ayant promis une thérapie de choc pour réduire la dépense publique.

Mots-clés: Javier Milei, Victoria Villarruel, Buenos Aires, 10 décembre 2023, Argentine, président, investiture, politique, économie, austérité, victoire électorale, démocratie, ajustement, inflation, pauvreté, Parlement

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