1er juillet : gaz, congé, colis… tout ce qui change

À compter du 1er juillet, plusieurs mesures touchent directement le quotidien des Français, du prix du gaz au congé de naissance, en passant par les achats en ligne, l’aide à domicile ou les démarches électorales. Certaines évolutions pèsent sur le pouvoir d’achat, d’autres modifient les droits sociaux ou simplifient les règles administratives. Pour les ménages, les parents, les automobilistes et les justiciables, ces changements imposent vigilance et anticipation. Voici, point par point, les principales nouveautés à connaître afin de mesurer leur impact concret sur votre budget, vos obligations et vos choix dans les prochains mois, dès aujourd’hui, sans mauvaise surprise.

Gaz en juillet 2026 : la facture grimpe pour six millions de ménages

La hausse est immédiate pour une large partie des foyers chauffés au gaz : au 1er juillet 2026, le prix repère de vente du gaz augmente de 7,4 %, selon la Commission de régulation de l’énergie. Ce tarif de référence passe ainsi de 152,86 euros/MWh TTC en juin à 164,21 euros/MWh TTC en juillet, une progression qui concerne environ six millions de ménages ayant souscrit une offre indexée sur cet indicateur.

Un surcoût limité, mais visible sur la facture

Concrètement, la hausse devrait représenter en moyenne 2,70 euros TTC supplémentaires sur la facture mensuelle des abonnés concernés. Le montant réel dépendra toutefois du niveau de consommation, du type d’usage – cuisson, eau chaude ou chauffage – et du contrat choisi auprès du fournisseur.

Depuis la fin des tarifs réglementés du gaz, le prix repère gaz sert de boussole au marché pour comparer les offres. Cette nouvelle augmentation s’explique notamment par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et les inquiétudes autour du détroit d’Ormuz, zone stratégique pour les flux énergétiques mondiaux. Pour les consommateurs, l’enjeu est désormais de vérifier si leur contrat reste compétitif ou s’il devient opportun de comparer les offres disponibles.

Congé de naissance : deux mois indemnisés en plus pour chaque parent

Les jeunes parents disposent désormais d’un nouveau droit : depuis le 1er juillet 2026, le congé supplémentaire de naissance permet à chaque parent de prendre jusqu’à deux mois de congé indemnisés dans les neuf mois suivant l’arrivée de l’enfant. Ce dispositif s’ajoute aux congés existants, comme le congé maternité ou le congé paternité, sans les remplacer.

Une indemnisation progressive selon la durée du congé

Pour les salariés et les agents de la fonction publique, l’indemnisation atteint 70 % du salaire le premier mois, puis 60 % le second mois. Les parents peuvent utiliser ce congé en même temps ou de manière alternée, afin d’adapter leur organisation familiale, professionnelle et financière.

La mesure vise à mieux répartir les responsabilités parentales dès les premiers mois de l’enfant, période souvent décisive pour l’équilibre du foyer. Pour en bénéficier, les parents doivent informer leur employeur au moins un mois avant le début du congé. Cette anticipation reste essentielle pour éviter tout refus lié à une procédure incomplète et pour permettre à l’entreprise d’organiser temporairement l’absence.

Petits colis : une taxe européenne de trois euros pour freiner les achats à bas prix

Les achats en ligne à très bas prix vont coûter un peu plus cher. À compter du 1er juillet 2026, une taxe européenne de trois euros par article s’applique aux petits colis d’une valeur inférieure à 150 euros entrant sur le territoire de l’Union européenne. Cette mesure remplace la taxe française de deux euros, jugée trop facile à contourner par certaines plateformes étrangères.

Une réponse aux plateformes de commerce ultra-discount

La nouvelle taxe vise principalement les colis issus de plateformes asiatiques, notamment celles expédiant massivement depuis la Chine. Jusqu’ici, les envois de moins de 150 euros bénéficiaient d’une exemption de droits de douane, ce qui favorisait les achats fragmentés et les importations à bas coût.

En instaurant un cadre européen, les États membres veulent limiter les stratégies de contournement consistant à faire transiter les marchandises par d’autres pays avant leur livraison finale. L’objectif est aussi de rééquilibrer la concurrence avec les commerçants européens, soumis à des normes fiscales, sociales et environnementales plus strictes. Pour le consommateur, l’impact sera surtout perceptible sur les commandes composées de nombreux articles à faible prix.

Leasing social : les voitures électriques à loyer réduit font leur retour

Le leasing social pour les voitures électriques revient à partir du 16 juillet 2026, avec l’objectif affiché de permettre à 50.000 foyers supplémentaires d’accéder à un véhicule électrique à loyer réduit. Ce dispositif, très demandé lors de son lancement, s’adresse en priorité aux ménages modestes qui utilisent leur voiture pour se rendre au travail.

Des conditions de revenus et d’usage à respecter

Pour être éligible, le revenu fiscal de référence doit être inférieur ou égal à 16.880 euros par part. Le bénéficiaire doit également effectuer plus de 10 kilomètres par jour pour ses trajets domicile-travail. Le dispositif peut prendre la forme d’une location longue durée ou d’une location avec option d’achat.

L’aide publique atteint 29 % du coût d’acquisition du véhicule, dans la limite de 6.500 euros pour les modèles électriques respectant un éco-score favorable. Elle peut être renforcée pour les véhicules dont le moteur ou la batterie sont fabriqués en Europe, avec un soutien pouvant atteindre 9.500 euros lorsque les deux critères sont réunis. Le gouvernement cherche ainsi à conjuguer pouvoir d’achat, transition écologique et soutien à l’industrie automobile européenne.

Listes électorales : une règle unique pour ne pas manquer la présidentielle

Les électeurs qui ont déménagé ou qui ne sont pas encore inscrits disposent désormais d’une règle plus lisible. Depuis le 1er juillet 2026, l’inscription sur les listes électorales est harmonisée : la date limite est fixée au sixième vendredi précédant le scrutin, que la démarche soit effectuée en ligne ou directement en mairie.

Une simplification avant l’élection présidentielle de 2027

Cette évolution concerne notamment les citoyens souhaitant voter à la présidentielle de 2027 après un changement de domicile. Jusqu’ici, les délais pouvaient légèrement varier selon le mode d’inscription, créant des incompréhensions et parfois des démarches trop tardives.

Avec cette règle unique, l’administration entend réduire les erreurs et faciliter la participation électorale. L’inscription peut être réalisée via le service public en ligne, avec les justificatifs nécessaires, ou auprès de la mairie de la commune de résidence. Les électeurs déjà inscrits doivent toutefois vérifier leur situation en cas de déménagement, y compris dans la même ville, car un changement d’adresse peut modifier le bureau de vote. À l’approche d’un scrutin national, cette vérification devient un réflexe indispensable.

Aide à domicile : l’exonération automatique recentrée sur les plus de quatre-vingts ans

L’exonération automatique de cotisations patronales pour l’emploi d’une aide à domicile est désormais réservée aux personnes âgées de 80 ans et plus. Depuis le 1er juillet 2026, les septuagénaires ne bénéficient plus automatiquement de cet avantage, sauf s’ils remplissent d’autres conditions spécifiques liées à la dépendance ou au handicap.

Un changement prévu par la loi de finances 2026

Cette mesure, inscrite dans la loi de finances 2026, recentre l’avantage social sur les personnes les plus âgées. Pour les couples, la condition d’âge est considérée comme remplie dès lors que l’un des deux membres a atteint 80 ans. L’objectif affiché est de mieux cibler les dispositifs publics tout en maîtrisant leur coût.

Les particuliers employeurs concernés doivent donc vérifier leur situation, notamment s’ils emploient une aide ménagère, une auxiliaire de vie ou une personne chargée de l’accompagnement quotidien. Cette modification peut entraîner une hausse du coût de l’emploi à domicile pour certains foyers âgés de 70 à 79 ans. Il reste recommandé de se rapprocher de l’Urssaf service Cesu ou des organismes compétents afin d’identifier les aides encore accessibles.

Commissaire de justice : le nouveau nom officiel des huissiers entre en vigueur

Depuis le 1er juillet 2026, les appellations « huissier de justice » et « commissaire-priseur judiciaire » disparaissent officiellement au profit d’un nom unique : commissaire de justice. Cette réforme finalise l’unification engagée par la loi Macron de 2015, avec l’objectif de rendre la profession plus lisible pour les justiciables.

Une profession aux missions élargies

Le commissaire de justice conserve les missions traditionnellement associées aux huissiers, comme la signification d’actes, l’exécution des décisions de justice ou le recouvrement d’impayés. Il peut également intervenir dans des situations plus contemporaines : constat de cyberharcèlement, preuve numérique, occupation illicite, litige de voisinage ou sécurisation d’un chantier avant travaux.

La profession regroupe environ 3.800 professionnels en France. Le changement de nom ne modifie pas les droits des particuliers, mais il clarifie l’identité d’un métier désormais fusionné avec celui de commissaire-priseur judiciaire. Les ventes judiciaires, les constats et l’exécution forcée relèvent donc d’un même interlocuteur. Pour les citoyens comme pour les entreprises, cette nouvelle dénomination doit faciliter l’accès aux services juridiques du quotidien.

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